Bijouoriental et Maxie, le magasin

Rencontre entre une bloggeuse et les espiègle et sémillantes hôtesses de chez Maxie : Mireille  et Manuela !

L’espiègle Mireille

Après avoir fait le tour du Maxie, il est temps de passer aux choses sérieuses ! Qui sont les vendeuses qui voltigent d’une cliente à l’autre sans relâche comme des abeilles reines au sein de leur ruche ?

Timidement, je demande à voir Mireille. « Elle est assise par-là » me désigne-t-on du doigt. Aussitôt trouvée, elle lance un grand sourire et en tournoyant sur elle-même pour répondre de gauche et de droite et me raconte les première anecdotes du Maxie :

« Ho ! Vous savez ce magasin existe depuis vingt ans ! J’ai été engagée le premier jour, j’étais là quand le bébé s’est ouvert ! » Une cliente d’une vingtaine d’année enchaine « 20 ans ?! On est en retard ! Et où sont fabriqués ces bijoux ? »  Mireille cligne de l’œil : « Haaaa ! Ca ! Je ne saurais pas vous dire ! C’est le grand secret du patron ! »

Moi : – Il n’y a rien de très cher ici ?

Mireille : – Ha non rien ! Le rapport qualité prix est super ! C’est du plaqué or.

Les bracelets de Maxie

Les bracelets de Maxie

Moi = – Garanti à vie ? Qu’est-ce que ça veut dire ?

Mireille : – Oui c’est garanti à vie ! Si ça change de couleur, les clients reviennent avec le ticket de caisse, on leur redonne la même pièce en échange.

Moi : – Et ça arrive souvent ?

Mireille : – Régulièrement non… le plus fréquent ce sont les bagues. On a rarement des retours sur la masse qui sort du magasin.

Moi : – Comment en êtes-vous venue à vendre des bijoux orientaux ?

Mireille : – Quand on a commencé, ce n’était pas une enseigne qui vendait des bijoux ! Lance-t-elle amusée. C’était un magasin chouette et pas cher ! On vendait un peu de tout comme un « Blokker »… et puis ça a évolué ! Ça fait quand même aujourd’hui plus de dix ans ! Les années passent tellement vite ! Le concept était de faire quelque chose que les autres ne font pas. Ici c’est un magasin pour les femmes : il n’y a rien pour les hommes chez nous. On n’arrête pas d’essayer de pousser les murs et d’agrandir le stock ! (Elle balaye de la main les multiples pièces brillantes qui ornent la pièce du sol au plafond.) On peut venir ici et acheter sur le site bijouoriental.com. L’ordinateur est à disposition, on peut aussi arriver du site vers le magasin puisque l’adresse y figure.

Moi : – La clientèle est de tous les âges et de toutes les cultures ?

Mireille : – Oui ! On a toutes sortes de clients ! Majoritairement elle reste africaine ou marocaine. On a plein de clients dont on a vu les enfants en poussette et qui reviennent avec leur fiancée acheter des bijoux pour leur mariage ! Manuela est là depuis des années ! Maria a été gérante 25 ans dans cette rue, on habite ici ! Le temps passe vite ! On est à 3 ou 4 dans le magasin, il y a une ambiance extraordinaire. On plaisante, on se taquine, les clients font partie du jeu et rient avec nous. On passe plus de temps ici que chez nous.

Une parure complète pour 24,95 € en plaqué or garanti à vie.

Une parure complète pour 24,95 € en plaqué or garanti à vie.

Moi : – Qu’est-ce qui vous plait le plus dans ce métier ?

Mireille : – Le plus chouette, je crois que c’est de vendre ! Le contact humain. Ce n’est pas comme au Carrefour où les gens se servent… Nous on fait vraiment de la vente, ce qui n’existe pour ainsi dire… plus ! Un service à la clientèle c’est extrêmement rare ! Une cliente rentre on connait sa taille, ça fait 20 ans qu’on voit des poitrines ! On sait très bien que telle parure conviendra pour une africaine, une autre pour une arabe… si les clientes viennent du Bénin ou de Kinshasa, elles n’ont pas le même goût. Il y a des cultures très différentes. Souvent les clientes nous remercient d’avoir trouvé ce qu’elles cherchaient. En sous-vêtements, rendez-vous compte le nombre de clientes qui ressuscitent en essayant pour la première fois de la lingerie à leur taille !

Moi - : Et ce mélange de lingerie et de bijouterie, ce n’est pas commun ?

Mireille : – Dans la vente, il ne faut pas vendre n’importe quoi, à n’importe quel prix, à n’importe qui. Il faut faire plaisir aux gens, et leur vendre ce qu’ils cherchent. Le client doit ressortir content et puis on adore que les clients repassent juste pour dire bonjour. Ici on est contre le commerce industriel et impersonnel. On veut du service. La politesse… saluer les gens quand ils entrent, il y a un minimum vital qui nous différencie des moutons et des PC ! J’ai une sainte horreur des clients alignés derrière une caisse. Nous on fait exactement l’inverse. On est un commerce proche des gens. Ils reviennent d’Afrique, reviennent nous embrasser, nous racontent leur histoire. Il y a même l’histoire de ce papy qui nous offrait des fleurs ! On prend les clients en considération. Imaginez que dans certaines enseignes, on interdit aux vendeuses de servir les clients.

Moi : – Donc l’ambiance du travail est bonne ? :

Mireille = –  L’ambiance est super entre nous ! Chacune est un peu spécialiste, je m’occupe d’un peu tout en circulant entre la partie lingerie et la bijouterie, Maria me remplace à la lingerie et Manuela est plus spécialisé dans le plaqué. Elle est très très forte dans ce qu’elle fait. C’est la personne de référence pour le plaqué or ! Avant cela elle vendait des produits de beauté, et j’étais brocanteur antiquaire.

Moi : – Comment avez-vous appris ?

Mireille : – Je pense que pour connaitre il faut s’intéresser et l’évolution se fait toute seule. Il ne faut pas aimer ce qu’on vend… il faut aimer les gens en réalité. Après tout c’est ce que les gens recherchent qui est intéressant… quoi que ce soit. J’ai vendu de tout… Souvent les gens vivent à 100 à l’heure et quand ils ont 5 minutes pour faire un peu de shopping c’est du repos, alors si la vendeuse l’agresse… ce qui est prioritaire c’est que les clients se sentent bien. Du côté du prix, je ne connais pas moins cher avec les garanties qu’on propose et la qualité du service. Ca englobe tout. Par exemple lorsqu’on on nous achète en gros, nous emballons minutieusement, même en passant sous un camion ça ne casserait pas ! Nous avons même des clientes du Canada, ça fait loin ! Et puis les gens ont ce plaisir aussi… s’il fallait acheter ce que nous vendons en or… ce serait impossible avec la crise, le prix de la vie… Ici les femmes peuvent se permettre d’être belles, tout en respectant leur budget. Quand ce sont de grosses pièces qui coûtent plus de 30 € il n’y a pas de soucis… on leur met de côté, elles peuvent payer en plusieurs fois, et quand la pièce est payée, elles viennent la prendre. Il y a une vraie relation de confiance. Nous sommes au courant du contexte actuel avec tout ce qui a augmenté, les payes qui stagnent… C’est pour tout le monde la même chose, à tous les niveaux. Les femmes aiment venir chez nous parce qu’elles savent qu’ici elles vont acheter une belle paire de boucle d’oreilles pour 5€ en plaqué or et c’est garanti à vie. Il y a des magasins où on rentre les bijoux pour les redorer. Ici on ne chipote pas. On échange. Notre réputation est en jeu et on ne joue pas avec. Les gens le ressentent très fort.

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