Histoire traditions et fonctions du bijou en orient – 1

Histoire traditions et fonctions du bijou en orient

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« Bijoux du Maroc » Marie Rose Rabaté et André Goldenberg (livre d’art illustré)

L’histoire du bijou Marocain.

L’histoire des bijoux marocains est extrêmement difficile à retracer. En effet rares sont les bijoux qui portent une date et il est également malaisé de trouver les traces de leur localisation géographique. D’autre part les joailliers qui ont présidé à la fabrication de nombreux bijoux ont complètement disparu et la tradition orale ne s’est pas perpétrée. Lorsqu’on visite des musées de bijoux l’intérêt est donc essentiellement artistique.

Les bijoux citadins du Maroc sont essentiellement présentés dans deux musées : le musée des Oudaïas de Rabat et le musée  Dar Jamaï de Meknès. On s’aperçoit en les visitant de la différence avec les bijoux vendus actuellement, alors que pourtant la plupart ont moins d’un siècle et souvent moins d’un demi-siècle. Ceci souligne le goût constant pour une orfèvrerie de qualité capable de renouvellement qui conservant néanmoins ses racines traditionnelles.

La tradition du bijou

En sillonnant le Maroc au détour des minuscules ruelles de Marrakech, d’Essaouira de Tanger, l’omniprésence du bijou est évidente. On les voit surgir sous l’étoffe d’une jellaba, s’aligner à l’infini dans les boutiques en myriades dorées. Rapidement les dorures deviennent familières, dans la médina les dorures succèdent aux dorures, bracelets, bagues et boucles d’oreilles scintillent de boutique en boutique.

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Actuellement dans les souks des régions montagneuses les bijoux sont rares, alors que jadis se trouvaient  des étals foisonnants. Il est donc impossible de comprendre quelle était leur importance ancienne. Pour la comprendre Il est indispensable de voyager dans l’histoire sur les traces de cette tradition de la parure.

Le bijou en argent a entamé rapidement sa disparition.  L’orfèvrerie contemporaine renouvelle à l’infini des déclinaisons de bijoux traditionnels. Pourtant on voit rarement apparaitre des modèles nouveaux. Les bijoux modernes généralisent l’aspect doré. Au Maroc les anciens bijoux des grands-mères et des générations antérieures sont souvent confiés aux orfèvres dans le but de les moderniser. Les vieux bijoux sont alors remontés autrement et la             parure remise au gout du jour.

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Difficile d’estimer le nombre de parures anciennes aujourd’hui disparues.

Néanmoins, www.bijouoriental s’efforce de retrouver ces parures disparues et vous les propose sur son site.  Les anciens bijoux en argent ont fait l’objet de l’intérêt touristique croissant pour des objets d’aspect typique et exotique. Jusqu’à la fin du 19e siècle les caravanes amenaient d’Afrique des sacs de poudre d’or animant de leur danse les abords d’Essaouira.

La mode et les moeurs changent 1860 – 1940

1860 – 1940 un changement de mœurs

De 1860 à 1940 les marchés poursuivent leur évolution. Les tendances relevées en 1860 s’affirment et se renforcent. Le secteur du bijou bon marché ne cesse de s’étendre, les quantités augmentent. La profession trace une route intermédiaire entre élitisme artistique et nécessité d’augmenter ses débouchés par la diffusion d’articles bas de gamme de facture soignée.16690684C’est désormais la société entière qui consomme, avec un boom du statut d’employé, une hausse du revenu par habitant, la hausse des fortunes moyennes à la veille de la Première Guerre.

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Les débats du XIXème : De l’art ou du commerce ?

 

Quelques bijoux datant de la fin XIX ème sièce

Quelques bijoux datant de la fin XIX ème siècle

Les débats du XIXème : De l’art ou du commerce ?

Histoire de la bijouterie parisienne VI

 

Le second empire pointe le mal qui la ronge de manière claire : il s’agit de l’éclectisme. En effet, jusqu’alors le style était immédiatement reconnaissable et on l’attribuait sans hésiter à un pays et à une époque. Les sources d’inspirations limitées du XVIIIème siècle rendent immédiatement identifiable l’ébénisterie d’époque par exemple. Avec la vague d’inspiration de tous les horizons, le XIXème siècle crée une importante variété de styles : L’animalier, le romantique, le moyen âge, le Japonisant, le Pompadour, le Baroque, le Renaissance, l’Egyptien, le Floral, l’étrusque … les références se multiplient, et on dévalorise cette profusion en ignorant sa créativité qui met en péril la suprématie Française sur le plan commercial. Tous les arts se mêlent pour déclencher un foisonnement de façons, de richesses, de formes. La bijouterie du XIXème siècle ne tarit ni de qualité ni d’ingéniosité, quand bien même les jugements des spécialistes et leurs rapports affirmeraient le contraire.

Bijoux Art Nouveau

Bijoux Art Nouveau

Au fil des expositions universelles, l’amélioration des articles bas de gamme est très nette, les techniques virtuoses se développent, plus encore qu’au XVIIIème siècle. Continuez la lecture

Vous rêvez d’un mariage princier ? Nous l’avons vu pour vous.

Le stand de www.bijouoriental.com était voisin du stand de Mariage et Traditions.  J’avais presque envie de me remarier, rien que pour pouvoir profiter de tout ce faste. (J’ai dit « presque »)

Mariage-tradition est un partenaire inévitable pour un mariage oriental haut de gamme qui dépassera vos espérances ! Mariage et tradition regroupe des professionnels de différents corps de métiers pour aménager vos espaces pour tous les heureux événements, mariages, fiançailles, baptêmes, séminaires, réceptions… Ces professionnels proposent une multitude de services entre autres : décoration de tables, de salles, de buffets, location de matériel, robes, coins lounge et chicha…etc. Pas encore convaincus ? Allez jeter un œil à leurs réalisations sur le site www.mariage-tradition.fr

 

Une petite video pour vous donner envie !

http://www.youtube.com/watch?v=6fPcYZwuBCw

Un petit exemple de leurs présentations

Un petit exemple de leurs présentations

La naissance de grandes familles de bijoutiers de renom

La naissance de grandes familles de bijoutiers de renom

Histoire de la bijouterie parisienne V

Les notables qui gagnent les prix prestigieux lors des expositions universelles fondent en 1864 la Chambre syndicale de la Bijouterie, joaillerie, Orfèvrerie, dite chambre syndicale BJO. Les notables qui l’organisent sont très investis dans diverses chambres, conservatoire des arts et métiers, œuvres sociales, création de bourses pour les jeunes ouvriers et maisons de retraite. 5 grandes familles incarnent les dynasties du luxe, et atteignent le rang de millionnaires : Il s’agit des familles dont les noms se retrouvent dans les dictionnaires  de l’époque : Bapst,Christophle, Halphen, Mellerio et Nitot.

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En dehors des expositions universelles les pièces de luxe sont exposées au Palais Royal et place Vendôme. Continuez la lecture

L’organisation et le travail à la Fabrique de Paris

L’organisation et le travail à la Fabrique de Paris

Histoire de la bijouterie parisienne IV

 

La Fabrique de Paris regroupe plus de cent industries distinctes en matière d’artisanat de luxe et de demi-luxe, dans des domaines aussi variés que l’alimentation, la carrosserie, la mécanique les meubles ou les vêtements. Le fabriquant de Paris est réputé être sans rival pour la richesse, l’élégance et la perfection de la réalisation. En 1834 un texte de Placide Boué Traité des caractères Physiques et chimiques des métaux et pierres, décrit la division du travail et la densité du réseau de relations qui y préside : « Les fabricants de Paris ont un avantage sous le rapport de la prompte expédition du travail, celui de faire participer à la confection de leurs ouvrages une série de professions secondaires qui concourent puissamment à favoriser la talent du bijoutier Parisien (…) Ce sont les marchands d’or et d’argent tout préparés et aux titres désirés, les apprêteurs, estampeurs, découpeurs, guillocheurs, tourneurs, graveurs, émailleurs, sertisseurs, reperceurs, fabricants de molté-grainti, brunisseuses, polisseuses. C’est par le concours de ces diverses professions que les ateliers de Paris maintiendront leur supériorité sur les fabriques étrangères ». Continuez la lecture

La mutation industrielle au milieu du XIXème siècle

La mutation industrielle au milieu du XIXème siècle

Histoire de la bijouterie parisienne III

 

A force de réinterprétations, et de sur-exploitation, la mode historicisante tombe en disgrâce après les années 1880. Henri Vever, Bijoutier joaillier (1854 – 1942) distingue deux périodes dans l’histoire de la joaillerie Française du XIXème siècle. Il l’estime médiocre dans la première moitié du XIXème et désigne son apogée comme trouvant sa place après 1860. A cette période, le marché du diamant explose et les pierres mises à disposition suite à la découverte de mines de diamants d’Afrique du sud sont sublimes.

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Le travail de sertissage est d’une complexité extraordinaire, et très mal rémunéré. Il est alors très difficile – même quasiment impossible – de vivre de cette activité. Pourtant, dans la seconde moitié du XIXème, l’élévation des tarifs contribue malgré tout à l’expansion du métier.D’autre part, Oscar Massin renouvelle les dessins et transforme les montures révolutionnant l’art de la joaillerie. Il délaisse les sempiternelles fleurs rondes aux feuilles pointues, ou feuilles rondes aux fleurs pointues pour reproduire avec réalisme une végétation naturelle. Il introduit le liseron et les volubilis, les fleurs en corolles aux dessins allégés en travaillant l’argent. Il perfectionne la légèreté des montures qui se doivent d’être oubliées (des illusions) au profit du joyau en établissant le parfait rapport d’une monture de « 3 grammes par pierre ». A cette époque, en dehors de la joaillerie, l’or – plus solide – devient le matériau privilégié aux dépends de l’argent.

Broche sertie circa 1880 http://www.alaintruong.com/archives/2012/03/24/23846231.html
Broche sertie circa 1880

http://www.alaintruong.com

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Des balbutiements de la profession à l’évolution du XIXème

Des balbutiements de la profession à l’évolution du XIXème

Histoire de la bijouterie parisienne II

 

Le savoir faire dont nous héritons est le résultat de pages d’histoires successives qui ont donné leur lettres d’or aux orfèvres. Remontons un peu dans le temps : c’est en 1234 à Paris qu’apparaissent les privilèges du corps des « Marchands orfèvres joyailliers ». En 1269, le prévôt de Paris Etienne Boileau attribue un statut aux orfèvres, les distinguant des changeurs d’or. On interdit l’usage de l’or à de nombreuses professions, tout en interdisant l’activité du change aux joailliers. Ainsi les rapports commerciaux s’équilibrent et on commence à distinguer les spécificités de chacun. C’est en 1275 que Philippe le Bel impose un poinçon pour les objets d’argent et en 1313 pour ceux en or. Plus tard, En 1330, les orfèvres de Paris acquièrent enfin leurs armoiries : « De gueules, à la croix engrêlée d’or, cantonnée aux premier et quatrième cantons d’une coupe couverte d’or, et aux deuxième et troisième d’une couronne de même ; le tout sous un chef d’azur, semé de fleurs de lis d’or ». Durant des siècles, l’orfèvrerie, la bijouterie et la joaillerie s’influencent réciproquement, ne cessant d’enrichir la production de découvertes techniques et chimiques. Continuez la lecture

L’histoire de la bijouterie Parisienne.

L’histoire de la bijouterie Parisienne.

Le_Grand_Palais_depuis_le_pont_Alexandre_III_à_Paris

Comment Paris est devenu à un tournant de son histoire la ville qui domine le marché du luxe.

Bibliographie : Viruega Jacqueline,

Petite histoire du bijou et les enjeux de l’ère industrielle.

On peut se demander de quelle manière le marché actuel du luxe est parvenu à la situation actuelle. Il est largement dominé par les exportations Françaises, Paris est une référence, on dit qu’il s’agit de La Capitale du Luxe. Pour expliquer cette primauté de la France sur le marché mondial, il faut remonter un peu le temps. L’histoire du bijou débute dès le Moyen-âge, mais elle connait une révolution avec les balbutiements de l’aire industrielle, entre 1860 – influence décisive du Second Empire – et l’entrée en guerre de 1914. Après cette période, la croissance Française s’effondre. D’une date à l’autre, l’histoire du bijou est quasiment intégralement centrée sur la capitale. Paris est le lieu d’évolution des méthodes de production. C’est à la Fabrique de Paris que les ateliers produisent, subissent les mutations de la demande, tentent de s’adapter à une attente constante en matière de bijouterie de luxe. Ils doivent aussi  faire face à l’émergence d’une production de masse. Au cœur du troisième arrondissement, chacun s’affaire pour satisfaire une demande croissante de la classe moyenne, endiguer la poussée de la consommation et adopter les techniques de production industrielles.

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