Le mariage traditionnel, bijoux et tissus précieux

On commençait à préparer la chambre cinq jours à l’avance. On posait le henné les soirs qui précédaient pendant que se définissait le rythme des changements de tenues. henné et bracelets de mariageL’avant dernière soirée, la mariée était assise sur une table portée par des marieuses encadrée par une tenue très raide et une pluie de bijoux et d’étoffes précieuses. Ce soir là, on remettait les cadeaux de la famille, la mariée devait rester immobile comme une statue. La nuit du mariage on se devait de recevoir dans les deux familles en séparant les hommes et les femmes. La mariée portée dans une boite protégée des regards – l’Ammaria - était amenée à la cérémonie et portée dans un cortège nocturne à travers la ville.

La mariée parée de ses plus beaux bijoux est amenée à la cérémonie

La mariée parée de ses plus beaux bijoux est amenée à la cérémonie

 

A la fin la mariée allait à pieds dans sa future maison, on répétait l’étape durant laquelle elle devait se tenir immobile et on évacuait une fois de plus le mauvais œil. Les 7 jours qui suivaient, on exposait la mariée encore de nombreuses fois, toujours avec des vêtements, des bijoux et des parures différents.

Il a fallu plusieurs dizaines d’années pour voir la tradition changer. On remarque notamment que la cérémonie a raccourci. En général les mariages durent deux ou trois jours dont un week-end. Le fiancé est plus intégré aux différentes étapes de la préparation, par exemple il peut s’intégrer à la cérémonie du Henné. Les bijoux sont une parure et ont perdu la fonction d’éloigner le mauvais œil ou de porter chance. Les dessins au Henné peuvent différer beaucoup de ceux d’antan et s’éloigner des dessins traditionnels. Les marieuses gèrent toujours de nombreux points d’organisation, mais sont utiles durant une journée essentiellement. On change de parure comme jadis, mais au cours d’une seule et même soirée.

Le chiffre de 7 parures est resté en raison des 7 jours que comportait la cérémonie du mariage autrefois et du pouvoir bénéfique des chiffres impairs. Continuez la lecture

La tradition du bijoux lors des mariages orientaux.

Le port de bijoux somptueux est une tradition au Maroc et en orient quel que soient les régions d’où l’on vient.  La cérémonie du mariage s’emprunt de modernité et la lourdeur des parures et du cérémonial observé en début de siècle s’est véritablement allégé. Cependant les parures de mariage se doivent de faire de la fiancée un bijou de la tête aux pieds.

La mariée dans toute sa beauté

La mariée dans toute sa beauté

Les parures sont magnifiques et se veulent également le reflet de la fortune des familles. Anciennement la mariée était recouverte de colliers de façon spectaculaire, des Lebbas, colliers qui descendent quasiment jusqu’à la taille constitués de pendeloques, Jayt, formés de perles, Tesbih ou chapelet, et chainettes. On dénombre aussi parmi les bijoux arborés traditionnellement les fibules, colliers d’orge et de poissons. Les broches ne sont apparues que récemment dans l’apparat des fiancées, alors qu’elles semblent aujourd’hui si communes.

Les bijoux sont toujours associés aux fêtes. Le mariage est naturellement la plus grande. Un ancien dicton disait ceci : « Le chrétien se ruine dans les procès, le juif se ruine dans les fêtes religieuses, le musulman se ruine dans les noces ». Le mariage traditionnel continue de couter cher.

Le mariage d’aujourd’hui diffère beaucoup des mariages d’antan. Le choix du marié était jadis dévolu à la famille.

 

 

Les marieuses d’autrefois sont aujourd’hui devenues les maîtresses de cérémonie et assurent que tout se passe bien dans le respect des traditions. De nombreuses pratiques avaient pour but d’éloigner le mauvais sort et sont perpétrées encore maintenant quoique de manière édulcorée.

Les parures citadines traditionnelles /2

Les parures traditionnelles marocaines

 

parure traditionnelle

parure traditionnelle

Les parures citadines se composent de nombreux bijoux en argent, argent doré et or. La capitale de la bijouterie bourgeoise a longtemps été Fès.  Dont le rayonnement dépassait les frontières. Le goût des riches parures a existé de tout temps. Déjà dans les années 1900, on juge que le goût de l’apparat excessif qui pousse les femmes à étaler des parures supérieures à leur fortune réelle est une corruption.

Les loueurs de bijoux existent depuis plusieurs siècles. La course à la magnificence se poursuit depuis toujours, jusqu’à ce que les femmes entières ne soient plus que bijoux. Les femmes portent couramment des larges boucles d’oreilles d’or rehaussées de pierreries, des bracelets d’or pouvant peser plus de 300g, et faire de même aux chevilles et aux jambes. Leurs corps entier est totalement recouvert.

 

 

 

Fèz, un ville de culture

Fèz, un ville de culture

Aujourd’hui à Fès, le centre de l’orfèvrerie est situé au mellah. Un même magasin peut présenter des bijoux d’or etd’argent, ainsi que d’argent doré par trempage. Selon la nature des bijoux, on préfèrera l’or ou l’argent. Compte tenu du prix l’or sera plutôt réservé aux parures fines et légères. La généralisation du procédé de la dorure peut avoir mauvaise presse, et être considéré comme déloyale. Certains marchands s’enorgueillissent de ne proposer que de l’or véritable. En attendant, le volume de la bourse de chacun déterminera toujours le choix de l’or véritable ou de la dorure.  Bijouoriental.com s’est spécialisé dans distribution de bijoux traditionnels et modernes en plaqué or garanti à vie.  Par des techniques de plus en plus sophistiquées de plaquage, les bijoux sont de plus en plus résistants aux agressions des produits ménagers ou de la pollution.  Un entretient régulier et un rinçage à l’eau légèrement savonneuse permettra de conserver tout leur éclats aux bijoux de www.bijou-oriental.com

xparure-or-plaque-po251.jpg.pagespeed.ic.NKvB0KnzR4

L’époque moderne est celle de la régression des artisanats. Malheureusement d’anciennes techniques qui permettaient jadis la réalisation de bijoux somptueux tombent progressivement dans l’oubli. Ainsi, il sera rare de nos jours de trouver une boucle de ceinture réalisée grâce à la technique du filetage, jadis célèbre. Les gestes ancestraux se perdent inexorablement.

Les bijoux sont assimilés très tôt par les plus jeunes enfants dans la tradition. Dès 4 ou 5 ans, les petites filles peuvent porter tous les bijoux traditionnels des mariées à l’occasion d’une fête au cours de laquelle elles rompent leur premier jeûne. On fabrique pour elles des chaises traditionnelles de mariage ou Mida pour les porter et on immortalise l’événement par une photographie. Dès l’âge tendre on apprend à aimer et à apprécier la tradition des bijoux de fête.

C’est l’une des raison pour laquelle les femmes marocaines sont imprégnées dès leur plus jeune âge du goût de l’apparat et de la joaillerie.

Histoire traditions et fonctions du bijou en orient – 1

Histoire traditions et fonctions du bijou en orient

0000 BijouxDuMACR

« Bijoux du Maroc » Marie Rose Rabaté et André Goldenberg (livre d’art illustré)

L’histoire du bijou Marocain.

L’histoire des bijoux marocains est extrêmement difficile à retracer. En effet rares sont les bijoux qui portent une date et il est également malaisé de trouver les traces de leur localisation géographique. D’autre part les joailliers qui ont présidé à la fabrication de nombreux bijoux ont complètement disparu et la tradition orale ne s’est pas perpétrée. Lorsqu’on visite des musées de bijoux l’intérêt est donc essentiellement artistique.

Les bijoux citadins du Maroc sont essentiellement présentés dans deux musées : le musée des Oudaïas de Rabat et le musée  Dar Jamaï de Meknès. On s’aperçoit en les visitant de la différence avec les bijoux vendus actuellement, alors que pourtant la plupart ont moins d’un siècle et souvent moins d’un demi-siècle. Ceci souligne le goût constant pour une orfèvrerie de qualité capable de renouvellement qui conservant néanmoins ses racines traditionnelles.

La tradition du bijou

En sillonnant le Maroc au détour des minuscules ruelles de Marrakech, d’Essaouira de Tanger, l’omniprésence du bijou est évidente. On les voit surgir sous l’étoffe d’une jellaba, s’aligner à l’infini dans les boutiques en myriades dorées. Rapidement les dorures deviennent familières, dans la médina les dorures succèdent aux dorures, bracelets, bagues et boucles d’oreilles scintillent de boutique en boutique.

bijoux-maroc-4

Actuellement dans les souks des régions montagneuses les bijoux sont rares, alors que jadis se trouvaient  des étals foisonnants. Il est donc impossible de comprendre quelle était leur importance ancienne. Pour la comprendre Il est indispensable de voyager dans l’histoire sur les traces de cette tradition de la parure.

Le bijou en argent a entamé rapidement sa disparition.  L’orfèvrerie contemporaine renouvelle à l’infini des déclinaisons de bijoux traditionnels. Pourtant on voit rarement apparaitre des modèles nouveaux. Les bijoux modernes généralisent l’aspect doré. Au Maroc les anciens bijoux des grands-mères et des générations antérieures sont souvent confiés aux orfèvres dans le but de les moderniser. Les vieux bijoux sont alors remontés autrement et la             parure remise au gout du jour.

018re

 

Difficile d’estimer le nombre de parures anciennes aujourd’hui disparues.

Néanmoins, www.bijouoriental s’efforce de retrouver ces parures disparues et vous les propose sur son site.  Les anciens bijoux en argent ont fait l’objet de l’intérêt touristique croissant pour des objets d’aspect typique et exotique. Jusqu’à la fin du 19e siècle les caravanes amenaient d’Afrique des sacs de poudre d’or animant de leur danse les abords d’Essaouira.